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Pôle emploi : des salariés privés d’une partie de leurs salaires

  • Des salariés de Pôle emploi s’estiment victimes d’une mauvaise gestion de leurs arrêts-maladie.
  • Ils expliquent que la direction reste sourde à leurs demandes.
  • Pôle emploi se défend de toute mauvaise pratique et affirme mettre en place des échéanciers.

Est-ce un couac ou un imbroglio ? À Pôle emploi, la situation est devenue critique pour plusieurs de ses salariés, révèle 20 Minutes.

Ces derniers ont été ainsi privés d’une partie de leurs salaires suite à un imbroglio administratif. 20 Minutes, qui s’appuie sur plusieurs témoignages, retranscrit le cas d’une femme, tombée malade en 2017. En arrêt maladie, elle dit avoir envoyé tous les documents nécessaires aux ressources humaines de Pôle emploi ainsi qu’à l’Assurance maladie. Elle reprend ensuite son travail après avoir perçu l’intégralité de son salaire, mais c’est là que les choses se compliquent.

Tout commence lorsque Anne tombe malade en 2017. « On m’a prescrit un arrêt et j’ai envoyé le document aux ressources humaines de Pôle emploi ainsi qu’à l’Assurance-maladie », raconte-t-elle. Pendant son arrêt, elle perçoit l’intégralité de son salaire, comme le prévoit la convention collective de l’entreprise. Anne reprend ensuite son travail normalement. Mais en décembre 2018, c’est la douche froide : elle touche seulement un tiers de son salaire habituel. En janvier, même surprise : elle perçoit seulement la moitié de sa paie.


  • Pôle emploi dit ne pas comprendre la polémique et assurer qu’il est un “des seuls établissements à pratiquer la subrogation du salaire”. En somme, une avance des indemnités journalières au salarié. L’organisme met en avant un défaut du salarié lors de l’envoi du courrier à l’Assurance maladie ou une défaillance au niveau des démarches administratives. Et d’ajouter : “Pôle emploi ne peut pas être tenu pour responsable lorsque ses agents n’effectuent pas les démarches administratives légales.”

  • Sauf que selon un délégué du personnel, “la Sécurité sociale et Pôle emploi se renvoient la balle en s’accusant mutuellement de ces erreurs… “. Dans le département de cette salariée, il y aurait déjà eu 15 cas similaires, qui dénoncent d’ailleurs l’absence de contact avec leur direction.
    Conséquence, pour plusieurs d’entre eux : des loyers impayés et des dettes qui s’accumulent. Pôle emploi a assuré “mettre en place” des échéanciers “pour que la régularisation soit la moins difficile possible”

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