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Compléments alimentaires : les plantes ne sont pas inoffensives !

Ce n’est pas parce qu’un produit est à base de plantes que sa consommation est sans danger!

Dans un rapport publié jeudi après-midi, l’Académie de pharmacie tire la sonnette d’alarme concernant les compléments alimentaires.

En France, un adulte sur cinq et un enfant sur dix le consomment. Avec un seul objectif: être en bonne santé. Sauf que parfois l’effet inverse se produit.

2 649 signalements d’effets indésirables

Entre 2009 et 2016, l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) a reçu 2 649 signalements d’effets indésirables liés à la consommation d’aliments, de boissons ou de compléments alimentaires. En 2016, 90,2 % des signalements jugés recevables concernaient des compléments alimentaires et dans 15 % des cas il s’agissait de compléments alimentaires “minceur”.

Au regard des volumes vendus chaque année, c’est peu. Mais cela interpelle les pharmaciens. En effet, de 2009 à 2013, entre 36,6 et 52,2 % des cas déclarés annuellement étaient considérés comme graves.

Dans son viseur, les produits “minceur” et ceux aux vertus laxatives. 

L’Académie recommande faire particulière attention à la consommation de compléments alimentaires “hétérosides hydroxyanthracéniques” : “aloès (suc), bourdaine (écorce), cascara (écorce), rhubarbes (racines) et séné (fruit, foliole), qui sont des plantes médicinales laxatives stimulantes. S’y ajoutent le cassier (canéfier ; “pulpe” du fruit) et le nerprun, qui contiennent ces composés en moindre quantité, mais dont des préparations spécifiques peuvent générer des apports importants”.

Leur usage trop fréquent peut créer une accoutumance. 

Les compléments alimentaires sont définis par une directive européenne de 2002, transposée en droit français en 2006.

Il s’agit de “denrées alimentaires destinées à compléter le régime alimentaire normal, constituant une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique, seules ou en combinaison”, commercialisées sous forme de doses, à savoir de comprimés, pilules et produits similaires, ainsi que les sachets de poudre, les ampoules de liquide, les flacons avec compte-gouttes et autres préparations similaires, liquides ou en poudre, destinés à être pris en unités de mesure, en petite quantité. “

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